Février ce qu'il te plait.

23 février 2008 15:32 | Confus | 0 commentaire

 

23/02/08 Jeux de mains...

Hier, j'ai longuement discuté avec un ami qui apprend en ce moment le langage des signes. Il a donc partagé ses premières notions et m'a montré comment on disait plein de choses comme par exemple "tortue de terre" et "tortue de mer". Ce qui fait que je peux désormais entamer une conversation sur la tortue mais que je ne sais par contre pas encore dire "bonjour".

J'ai aussi appris que certain signes étaient communs pour exprimer des mots différents ce qui me laisse penser que là où les gens dotés de parole font des jeux de mots, les sourds, muets et malentendant pourraient bien, quant à eux, faire des jeux de mains. Je m'imaginais déjà devenir le premier humoriste pour sourds-muets au monde, faire carrière dans le NOtalkshow grâce à mes légendaires jeux de mains. J'ai évidemment fait part de mes ambitions toutes neuves à mes amis. Et là (c'était obligé) quelqu'un a dit "jeux de mains, jeux de vilain".

22/02/08 Fausse alerte

Il suffisait de fouiller le panier à linge propre.

21/02/08 Pénurie de caleçons propres

Je compte sur la Croix Rouge pour un parachutage d'urgence, précis si possible. Je ne voudrais pas devoir courir à poil dans le champ voisin pour récupérer mon colis.

20/02/08 "La sociologie est un sport de combat"

Pierre Bourdieu. La plupart d'entre vous doivent avoir entendu parler de ce personnage, pilier de la sociologie (si pas il vous reste wikipedia). Et bien, j'ai par hasard eu l'occasion de visioner un documentaire de 2h30 environ sur le personnage.

J'avoue n'avoir jamais apprécié la sociologie à l'université bien que j'éprouve beaucoup d'intérêt pour cette matière. Ce cours de première année était donné par des profs déterminés à employer une terminologie incompréhensible ce que j'interprétais alors comme un moyen de donner du crédit à des recherches d'une banalité parfois déconcertante. Il faut aussi avouer que dans un amphithéâtre de première année à l'université, le niveau lexical ne vole pas bien haut et je me rappelle comme nous nous regardions les yeux vides lorsqu'un professeur prononçait le plus naturellement du monde des mots comme "marasme", "paradigmatique", "interfécondation" ou "transcendantal".

A vrai dire, ce fut une période délicieuse de ma vie puisque durant ces premiers mois universitaires le jeu implicite entre mes amis de l'époque et moi-même consistait alors à réemployer à outrance ce vocabulaire incongru dans des contextes totalement inattendus.

- Tu as bien étudié pour l'examen dispensatoire?
- Tu parles, c'est carrément paradigmatique.

Bref, pour en revenir à ce documentaire, un passage m'a littéralement scotché à mon siège de bureau. Pierre Bourdieu donne une conférence en banlieue et se fait malmener par les gens de la cité. Des nombreuses altercations ont lieu et on se dit qu'on aimerait pas être à sa place. Ce qu'il faut comprendre c'est que le sociologue est en principe un scientifique, pas un politicien, si il met en évidence des inégalités sociales, il n'est pas censé ensuite prêcher la révolution, d'où le malaise lorsqu'on présente des faits injustes avec neutralité dans des milieux sensibles, justement victimes des inégalités... Donc dans cette salle de conférence bondée, on tente de faire revenir le calme et puis quand c'est enfin réussi, imaginez le moment de tension intense : Bourdieu doit reprendre la parole. Là on se dit : mais bon sang comment va-t-il s'en tirer, que va-t-il dire?

Et c'est là qu'il lance un (je paraphrase de mon mieux) : "Je souhaite que les agités par ma venue deviennent des agitateurs après mon départ, à commencer par des agitateurs d'eux-mêmes..."

J'avoue, j'ai été soufflé par la force de ce discours. Depuis, je pourrais presque pardonner à mon prof de sociologie de l'époque de s'être photographié sur la tombe de Pierre Bourdieu au père Lachaise et d'avoir ensuite affiché amoureusement le cliché dans son bureau, j'ai bien dit : PRESQUE. 

19/02/08 Le vélo

Aujourd'hui, j'ai fait une chose incroyable : j'ai ressorti un vieux vélo et me suis convaincu d'aller me promener dans les rues brumeuses de ma ville à la recherche d'un livre dont on m'a longtemps parlé, "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau". J'avais oublié combien le vélo est un "state of maïnd" et combien il faut être motivé pour pouvoir s'engager sur les routes et chemins : gonflage de pneus, recherche (désespérée) d'un cadenas, réhaussage de selle (et oui (hum) j'ai un peu grandi depuis le dernier emploi de ce vélo) et en voiture Simone! Enfin non justement, même si j'ai gardé le réflexe du bouclage de ceinture propre à l'automobile. Ensuite, j'ai retrouvé instantannément toutes ces sensations que j'éprouvais chaque matin lorsque j'allais à l'école à vélo et que j'avais perdues depuis l'acquisition fastidieuse de mon permis de conduire : les pavés, le vent dans le dos, le vent en face, le froid qui pique les mains, l'inconfort des cales-pieds, la lutte en montée et la joie des descentes, l'arrivée à destination : transpirant et cheveux en bataille. En chemin, j'ai croisé un ami lui aussi à vélo et on s'est arrêtés pour discuter. Maintenant je pourrais enfin dire en connaissance de cause : "c'est comme le vélo, ça ne s'oublie jamais!".


12/02 - 18/02

21 février 2008 22:20 | Confus | 0 commentaire

 

18/02/08 A propos de mon blog...

Aujourd'hui, j'ai relu l'intégralité de MON BLOG! Vous voyez, il a fallu une année mais j'ai fini par assumer (je commence même à en diffuser l'adresse) : Oui, je suis le détenteur d'un BLOG... Malgré moi (constatez le nouvel intitulé), mais détenteur d'un blog tout de même.

Ce qui est d'abord amusant à la relecture de tout ce que j'ai écrit c'est l'évolution du style, ne trouvez-vous pas?

Ensuite, je dois vous avouer que je regrette certains articles à l'époque parfois écrits dans l'unique but de secouer mon ex-copine avec qui les contacts on été et sont rompus. Ce fut peut-être alors le seul moyen qu'il me restait de communiquer malgré le silence que nous nous sommes imposé tour à tour et, pour paraphraser encore ce fameux film de Jean Eustache (que je ne saurai trop vous conseiller), si je regrette ces articles aujourd'hui, c'est sans doute parce que je suis devenu quelqu'un d'autre. Alors vous savez ce que ça signifie? (conséquence logique) Je rédige actuellement ma fiche parano version 3.0! Pour l'avant-goût : bientôt, vous saurez pourquoi les cyniques et les grunges sont à mettre dans le même panier et dès lors pourquoi je me refuse désormais à participer à leurs pique-niques.

Quant à ces fameux articles malencontreux, quelques échardes... évidemment, je pourrais, sans devoir me justifier, m'autocensurer à l'aide du bouton 'EDIT', ne garder de ce blog que les choses que j'assume toujours aujourd'hui et puis refaire la même chose dans un an et aussi l'année d'après (si l'ardeur d'écrire persiste) pour ainsi effacer systématiquement des pans entier de ma personnalité passée, pour oublier, pour ne garder que du politiquement correct et de l'assumable! Ce n'est pas mon genre et puis je n'ai pas totalement changé : vous imaginez bien qu'en bon névropathe profond la repentance ne me cause aucun souci!

17/02/08 Jeunesse retrouvée!

Aujourd'hui, j'ai comme chaque semaine été acheter mon billet pour l'Euromillions, un jour je vous parlerai de ce qui m'y pousse, car je ne rêve pas vraiment d'une villa avec piscine et vue sur la mer Face-smile mais ce qui importe aujourd'hui c'est la réaction de la libraire.

- Bonjour, je voudrais jouer à l'Euromillions.
- Vous avez 18 ans?
- 24.
- Et bien vous paraissez fort jeune !

Ce fut une révélation! Vous voyez que je ne suis pas aussi has been qu'on voudrait me le faire croire Face-tongue Je suis un grand ado, tout le monde le sait bien. Enfin tout de même de là à faire de moi un mineur Face-smile Du coup, en sortant j'ai tenté de me procurer des cartes pour la prochaine soirée rhéto, histoire d'aller m'éclater avec des jeunes de mon âge. Adieu Gewurztraminer : quelque chose me dit que je vais encore devoir boire de la bière.

16/02/08 La femme objet en 2008.

Un mangeur de frites m'a dit : Je suis un pervers.

et puis il m'a donné ce lien :
http://www.knickerpicker.com/dressing-room.asp !

Je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à penser que ce site puisse être destiné à une clientèle féminine Face-tongue

Enfin, je suis bon joueur, j'ai quand même, par curiosité intellectuelle (évidemment), largement exploré les... possibilités disons de cet outil contemporain. Qui sait?! Ca me permettra peut-être de causer lingerie avec ma prochaine copine... quoique d'ici là évidemment, il se pourrait que la mode ait bien changé :)

15/02/08 Bof bof

Il y a des jours où rien ne va. En voilà un de ceux-là. Dans ces moments-là, toute personne sensée décide de regarder à la TV un truc qui remonte le moral : un bon vieux Walt disney ou un film avec Louis de Funes. Moi je dois évidemment toujours refuser de me conformer aux évidences les plus simples : je me suis laissé dorlotter par le dernier Peter Watkins: Un docu/fiction de 6h sur la répression sans pitié de l'insurrection de la Commune de Paris en 1871... Et après! Devinez quoi? Je n'allais pas beaucoup mieux...

14/02/08 Le dilemme de l'altermondialiste amoureux.

La Saint-Valentin, on ne sait jamais trop quoi en penser. D'un côté, il est de bon ton de s'insurger contre une fête en carton-pâte créée de toute pièce par quelque multinationale avide, comme toutes les autres, de remplir son escarcelle à la moindre occasion; d'un autre côté, rentrer voir sa promise les mains vides à cette date fatidique c'est se vautrer dans la gueule du loup! Dans le pire des cas, le signe sera interprêté comme une déclaration de guerre avec l'assurance de finir en chair à canon (jeu de mot, surtout si la promise en question est réellement canon) et si dans le meilleur des cas, la guerre (de Troie) n'aura pas lieu, l'oubli, toutefois perçu comme un manquement grave, resurgira et fera de toutes façons un argument de poids pour votre moitié qui, elle, ne manquera de toutes façons pas de vous le remettre en mémoire à la première occasion.

Pour ma part, et comme dirait l'autre "I have no one by my side... but I have a side!" C'est paradoxalement, sans doute, que je conçois que le célibat, le jour où se fête l'amour, a tout de même cet avantage de me préserver du dilemme cornélien que je viens de vous exposer! Plus d'un altermondialiste a du y laisser un fond de culotte, un morceau de sandalette ou un rien de santé mentale.

Et quand j'imagine le patron d'une des susmentionnées multinationales rentrer par un jour de Saint-Valentin les mains vides au foyer après une journée de travail et se faire martyriser par sa femme, je me dis que c'est bien fait pour lui. Après tout, ce n'est que justice.

13/02/08 J'lâche un slam, en attendant ma correspondance (ou presque).

Je vous avais dit que j'avais l'étrange capacité de me retrouver dans des situations inattendues. C'est ainsi qu'ayant décidé d'attendre ma correspondance au chaud et accompagné d'un livre dans un café proche de la gare où je transitais, j'ai finalement été embarqué contre toute attente dans une soirée "scène ouverte" dédiée au SLAM. Celle-ci permettait aux jeunes (et moins jeunes) poètes locaux de nous abreuvoir de leurs vers préparés ou improvisés. La consigne était simple: quiconque osait prendre la parole recevait en contrepartie un ticket boisson. C'est peut-être ce qui a convaincu une dénommée Huguette (prénom d'emprunt), approchant selon moi la soixantaine, de prendre le micro foulard sur la tête. Je n'ai personnellement pas compris un traitre mot de ce qu'elle baragouinait mais j'ai applaudi quand même lorsque qu'elle eut terminé, tout comme j'ai aussi applaudi celui qui improvisait un peu plus tard et qui, comme pris dans un élan d'inspiration oubliait, sans doute volontairement, de faire rimer ses phrases ou peut-être même finalement ce n'était pas si indispensable. Je n'en sais rien. Moi béat (hyperbole) et adepte de nouveauté, j'étais tout ouïe. Plus tard, lorsqu'il fut l'heure d'attraper mon train, j'ai miraculeusement trouvé un billet de 5 euros replié dans mon portefeuille qui m'a ainsi évité de devoir m'initier aux joies du Slam pour payer mon Coca. Imaginez ce que j'aurais du inventer.

J'lâche un Slam, sans rire
Même si j'ai rien à dire
Plutôt qu'attendre mon train dans le froid
Je préfèrais lire sous un toit
Mais pour payer ma boisson
J'dois improviser du bon son
Sinon j'irais en prison
Car je n'ai plus un rond.
Allez l'heure avance
j'dois aller prendre ma correspondance

...

Ca aurait pu "l'faire" (j'aurais pu faire carrière).

Je n'ai donc pas pu m'empêcher de glisser dans mon livre le petit prospectus comportant les dates des prochaines manifestations du même genre. Une prochaine fois peut-être, sans faute, si je n'oublie pas.

12/02/08 Le ramasseur de merde ou la fable scatologique du mois / de l'année / des dix années à venir.

Il est arrivé un drame : les toilettes refoulent. J'ai donc découvert qu'il y avait une énorme cuve à merde, censée n'être jamais pleine, enterrée dans mon jardin. Je suppose qu'on a tous ce genre de... jardin secret. Et pour vous dire que c'est chose courante et que je suis inculte, j'ai découvert un métier insoupçonné et l'existence jusqu'alors à peine supposée des ramasseurs de merde. Des êtres que j'ai rapidement imaginés courageux, surhumains, dépourvus d'odorat et de vie sociale. On en a donc dépêché un sur les lieux du drame, éveillant ainsi toute ma curiosité. Par chance, j'étais l'unique personne présente à la maison le jour où il devait accomplir sa rude besogne, conditions idéales pour observer mon spécimen de manière scientifique,sans interférences. A vrai, dire ça je ne l'ai su qu'au moment où la sonette a retenti et que j'ai ouvert la porte à un type souriant et affable qui s'est mis au travail le plus naturellement du monde en blaguant à propos des animaux domestiques qui, un peu trop curieux, s'approchaient souvent de son espèce d'aspirateur à ce que vous savez. Vous allez vous moquer de moi, mais ce fut presque une leçon de vie. Moi qui m'attendais à voir un type aigri, désespéré et cupide au point de faire par dépit un métier qui ne serait pas des plus ragoûtants (euphémisme), et bien j'ai été fort surpris. J'espère avoir suffisemment observé l'individu car d'après les estimations, il ne risque pas de repasser avant 10 bonnes années. Ah et à vrai dire, le type cupide, etc. je l'ai finalement découvert quelques semaines plus tard : celui-là c'était le livreur de mazout.