Mai en dilettante
2 juin 2008 01:51 | Coupable | 0 commentaire
30/05/1983 - 30/05/2008 Ca sent l'épicéa...
Et voilà, je me suis encore rapproché de ma mort d'une année. Journée psychologiquement éprouvante d'autant que je n'étais pas en très grande forme pour diverses raisons propres à me contrarier le plus. Choses communes.
Ce qui le fut moins, c'est l'insistance avec laquelle un ami que je qualifierais (non péjorativement) d'introverti me proposa de rallier notre capitale en vue de participer à une soirée dansante "sur les tables", me répétait-il et ce, pour fêter ce fichu anniversaire. Vendredi soir, 22h30, nous voici donc partis contre toute attente et avec une motivation discutable (en ce qui me concernait) pour Bruxelles (mais que voulez-vous? Un quart de siècle, ça DOIT se fêter).
100 bornes et une heure plus tard, nous entrons donc dans ce café nommé Le Corbeau dont j'avais vaguement entendu parler à une occasion qu'il n'est pas besoin de détailler ici mais dont mon ex-copine se souviendra peut-être fort bien: dédicace (tant qu'à faire). La surprise c'est que ce café, bondé, ressemble à tous les autres. Personne n'y danse et encore moins sur les tables. Je me dis que ce n'était qu'un pétard mouillé. Je repère une fille à grand décolleté ou plutôt, une place vide à côté d'une fille à grand décolleté. Nous sympathisons. Rosaline from Boston (Massachussets)! C'est alors que l'improbable se produit: mon ami (introverti, je répète) animé par je ne sais quelle fureur(bière) grimpe sur une table et y danse avec la Rosaline devant un café médusé (hyperbole, en vérité pas grand monde n'a relevé). Moi évidemment, trouvant la séquence loufoque j'emboîte le pas. 15 minutes plus tard, les clients du café entier étaient grimpés sur leurs tables et se trémoussaient tandis que de mon plus bel accent anglais un brin éraillé je disais à Rosaline "We are leaders". Cette soirée commençait à me plaire. Soudain, c'est un hommage qui nous est rendu : la danse des canards, thème ridicule mondialement connu, composé dans notre ville natale! Je happe la blonde se trémoussant devant moi et lui dis d'un air viril : Do you know? This song has been written in my city ! The dance of the ducks. Et je converse donc avec une néerlandaise, Christine, en anglais et évidemment la conversation tombe presque à plat.
Et puis enfin, il y eut ce moment crucial : extrait d'une conversation qui dura une petite demi-heure...
Moi - My city, i mean my village, sucks.
Elle - In my city there is even a Chicken Museum!
Moi - Really? I like that, I really love chicken ! That's my way of life.
Elle - Me too, chicken are very important for me.
Moi - Do you know : I feel chicken, I think as if I was a chicken.
Elle - I can perfectly understand, that's the same for me.
Moi - You say that but i'm sure you eat chicken!
Elle (indignée) - No! I don't You eat chicken !
Moi (encore plus indigné) - No!
Je crois que j'ai attendu 25 ans pour enfin avoir une conversation à propos du musée du poulet, en anglais, à Bruxelles avec une hollandaise.
Allez savoir pourquoi en cet instant, je me demandais si je n'étais pas tombé dans un film de Woody Allen, quel fantastique cadeau d'anniversaire.
21/05/2008 Les étiquettes
C'est presque une passion. J'aime lire les étiquettes d'à peu près tout ce qui m'entoure. C'est souvent très instructif et parfois un brin amusant. Par exemple, sur le produit destiné à rendre les toilettes étincelantes, il est écrit : "Ce produit n'a pas été testé sur des animaux".
16/05/2008 Un peu d'histoire...
Une charmante personne de ce site a eu la gentillesse de me rappeler quelques notions absolument essentielles à propos de moustache.
"A maintes reprises, l'Etat a réglementé le port de la barbe et de la moustache au sein de la gendarmerie nationale. Ainsi, depuis la création de la Monarchie de Juillet jusqu'à à nos jours, une quinzaine de circulaires ministérielles ont été édictées à ce propos. Hormis la décision ministérielle du 22 août 1836 interdisant le port de la moustache aux gendarmes, de nombreux textes obligèrent ces derniers à la porter : de 1832 à 1836, de 1841 à 1866 et de 1914 à 1933 (date où le port de la moustache devient durablement facultatif). Ceci explique partiellement que, dans l'imagerie populaire le gendarme est souvent moustachu (image qui est également objectivement étayée par l'observation empirique quotidienne sur les bords des routes)."
10/05/2008 Ding dong.
On a sonné. La porte s'ouvre sur une brune pulpeuse qui captive mon regard.
Je tends l'oreille.
E - Bonjour j'aurais voulu discuter un peu...
J - (Sourire intrigué)
E - ...de la bible.
J - (Mine déconfite, Monde cruel)
09/05/2008 Jouons avec les mots.
"Faire une touche" sur Internet, je trouve ça drôle.
07/05/2008 Le retour du Moustachotron
Voilà qui se passe de commentaires: http://www.nanarland.com/moustachotron/