Chroniques Martiennes
17 mars 2008 09:41 | Passionné | 0 commentaire
28/03/2008 Ski (7) L'homosexuel de la navette
Pour accéder aux pistes de ski, les Suisses ont inventé la navette : un bus affrêté qui tourne en rond toute la journée des pistes aux petites maisonnettes suisses nous accueillant et inversement.
C'est évidemment très couru et après cette dernière journée de ski que je décidais de faire la plus longue possible (avant de retrouver la grisaille belge), je me suis donc retrouvé à clôturer mon séjour dans cette navette très remplie. Et je décidais de m'installer à la dernière place libre à côté d'un individu mâle qui rapidement me donna le ton de la mélodie efféminée de sa voix : "Oooh tu viens t'assoir à côté de moi??" dit-il... en me caressant la jambe... Comble de malchance, en plus d'avoir vu foirer toutes mes approches durant cette semaine, je devenais la proie d'un homosexuel vraisemblablement rendu fougueux par ma majestueuse chevelure. J'ai réussi à m'enfuir. Je ne sais plus trop comment. Au premier arrêt. A l'aide d'un motif fallacieux. Au secours. Pffff reste du trajet à pied, en chaussure de ski. Grand temps de rentrer au bercail.
27/03/2008 Ski (6) Temps libres.
Je ne pars pas souvent en vacances. Et lorsque c'est le cas, j'ai une peur chronique : celle de m'ennuyer. Ainsi, je fais deux valises : une valise de choses utiles et usuelles et puis une valise d'occupation : livres, platine dvd, films à voir, syllabus à lire, matériel d'écriture, guitare, papier à lettre : je suis très organisé. Une fois arrivé pour la semaine de vacances, finalement, je me rends compte que j'ai pris de quoi m'occuper l'esprit pour 4 ou 5 semaines. Alors je rentre déçu de n'avoir, durant ma semaine de... ski, vu que 8 films, écrit que 6 longues lettres, lu que deux livres, rédigé tout un tas de trucs, trouvé que 5 nouveaux riffs, ...
26/03/2008 Ski (5) Bains thermaux, plan drague, accident tragique...
Ah les bains thermaux! Nouvelle tranche d'exaltation. C'est que les vacances en Suisse c'est ce mélange subtil entre Ski acharné la journée et détente encore bien plus acharnée dans les bains thermaux le soir.
Bassins en plein air, eau à 35°c, bulles, jets, fontaines et surtout : monitrices / surveillantes de bassins au sex appeal incontestable. Pendant ces vacances, je songeais chaque jour à me noyer.
Pour vous décrire le plan du domaine : il y a deux bassins côte-à-côte en plein air qui ne sont reliés que par un autre bassin intérieur. Ceci implique donc un détour par les bassins intérieurs pour passer d'un côté à l'autre. Il existe cependant une autre possibilité, c'est de s'extraire du bassin à 35°C, de s'aventurer en moule-bite dans l'air glacé, faire quelques pas et replonger congelé dans le bassin extérieur voisin. Cette pratique en plus de la rapidité a l'avantage de faire côtoyer à son utilisateur l'une des jolies monitrices rôdant aux abords des bassins emmitouflée quant à elle dans un attirail boréal. C'est l'occasion de la saluer chaleureusement au passage, avec évidemment toute la virilité de l'homme que le froid ne perturbe pas. C'est ainsi que survint mon terrible accident : tandis que j'exécutais la manœuvre d'un pas nonchalant (bien que déterminé) dans le but de m'attirer les faveurs de la demoiselle, je trébuche et me blesse méchamment le gros orteil!
Enfin! J'allais pouvoir être soigné par la belle... belle qui à cet instant, hasard de calendrier, fut relevée de ses fonctions et remplacée par un chauve à lunettes... autant, vous épargner la suite et tout mon désespoir.
25/03/2008 Ski (4) Le mystère de la jeunesse suisse.
Tandis que je gravissais une fois encore les pentes à coup de télésiège, je fis aujourd'hui la rencontre de jeunes cool typiquement exilés en montagne. Une oreille attentive me permit de compléter mon lexique de mots à la mode : "Putain trop grave cette descente, je me suis trop fait PLAIZ'" ou encore "Ce soir on se fait un petit POK'?!".
Je soupçonnais la jeunesse actuelle d'avoir de la difficulté avec les mots de plus de deux syllabes en fin de phrase. Restait et reste toujours à découvrir pourquoi...
24/03/2008 Ski (3) Plan drague : Leçon 1 : se tirer une balle dans le pied aka. manquer une occasion de se taire.
Ah le ski! La première chose que fait tout skieur c'est prendre un long et énoorme télésiège (proportionnel à la hauteur et taille des pistes). Le télésiège c'est marrant. C'est d'abord tout un rituel, se placer au bon endroit, abaisser solennellement la barre de sécurité et puis il suffit de tendre l'oreille. Les gens y parlent toujours de choses stupides ou des angoisses qui les torturent : faire tomber un gant ou un bâton dans le vide, choper un coup de soleil sur le nez, rester coincé en hauteur, chuter, mourir. C'est pour être épargné de ça que j'ai tendance à grimper seul sur le télésiège. Et parfois, aux heures de pointes, je me coltine un voisin ou bien mieux une voisine. Celle du jour, s'exprime dans un français limpide avec le moniteur chargé de superviser... appelons-ça... l'embarquement.
- Et ton frère toujours à Bruxelles?
- Non, à Londres pour quelques mois.
Je pense : Diantre une belge francophone, faisons connaissance. Et la montée engagée, je lance quelques mots, à tout hasard.
Moi - Tu es belge?
Elle (dans un français cristallin) - Oui! Toi aussi?
Moi - Oui!
Elle - Tu es flamand?
Moi - Ahahah! Non, il vaut mieux pas hein!
Elle - ... (long silence)
(-toutoutoutoutatoutoutatouu-)
Moi - .......... euh...pourquoi...... toi oui?
Elle - Oui...
Moi - Mais tu es flamande, flamande? Ou bieeeen... tu es d'où?
Elle - Anvers!
Moi - Ah ouais carrément!
(je pense : genre la ville des 40% d'extrémistes séparatistes)
Inutile de préciser (mais je le fais quand même) que la suite ne fut que vaine tentative de rattraper le coup...
J'avais encore manqué une occasion de me taire.
23/03/2008 Ski (2) La suisse, légendaire terre d'accueil pour groupes belges sur le retour.
Premier jour de neige.
Je décide donc de m'aventurer dans la blancheur immaculée -ou presque:
Le dimanche en Suisse, comme ailleurs, c'est jour de promenade. Quand, en belgique, on décide de faire un peu de vélo ou quelques brasses à la piscine municipale, les Suisses, eux, mettent des skis et un pique-nique dans leur balluchon et s'en vont joyeusement dévaler tout ce qui peut l'être en pleine sauvage nature silencieuse et engourdie par les épaisses couches neigeuses, dans l'idéal.
Dans les faits : les blanches pistes sont noires de monde et le chant des oiseaux est entrecoupé par le crachottement de petits baffles délivrant un hip hop entrainant pour les jeunes glisseurs chébran. Chébran. Je ne sais pas si c'est ce que j'ai pensé lorsque le miracle se produisit. Quelle ne fut pas ma surprise en effet de reconnaitre cet air hip-hop vaguement familier, lorsqu'au gré de l'une de mes descentes les baffles susmentionnés me jouèrent avec fierté cet hymne national, cet hommage à la belgitude dans toute son audace, ce monument de notre culture alternative et fondatrice d'un genre nouveau (le doute n'est plus permis) : un titre de BENNY B!!
Et je soupçonnais ainsi une jeunesse helvète en proie au désoeuvrement et à la branchitude hip hop desuette d'être encouragée par les hymnes de toute une génération belge jadis portée par nos serviables compatriotes aujourd'hui oubliés et délaissés. Mais vous êtes fous? ...Oooh oui!
22/03/2008 Ski (1) Des horribles Moonboots et de la fabuleuse contrée idéale.
Ah les départs en vacances! Le ski c'est tout un univers. D'abord, les Moonboots. Ces grosses chaussures de bonhomme Michelin relèvent du "définitivement inmettable" dans un esprit qui voudrait que l'on corresponde à quelque idéal esthétique. Par sécurité on les embarque. Au cas où.
Une fois arrivé dans les contrées hostiles et autres pics enneigés destinés à nous mettre en vacances, on est d'abord parcouru d'un relent de fierté, gardant aux pieds ses jolies chaussures estivales. C'est là que prenant la peine d'observer ses congénères la magie opère : nous voici donc parvenus dans un monde fabuleux et idéal où les apparences n'ont plus cours. Ici, chacun porte ses horribles Moonboots avec naturel et grâce sans suciter la moindre raillerie adverse! Moi, évidemment rabat-joie de service, je décide de rendre la contrée fabuleuse envieuse de mes jolies chaussures estivales. Mais très vite ça se corse : neige ou verglas. Lourde chute. Rires à peine masqués des congénères du village idéal (qui dès lors ne l'est plus tant). Les vacances commencent donc contrariantes, Moonboots aux pieds.
21/03/2008 Le chômage prit fin prématurément...
Adieu oisiveté que je chérissais. Et oui, veille de départ, j'ai dans la têtes les pentes enneigées que je m'apprête à dévaler, ayant déjà oublié depuis longtemps cette lettre de refus (une de plus) qui m'était parvenue le lundi de cette semaine. Et pourtant...
Mon téléphone portable sonne. Je ne l'entends pas comme toujours : je l'ai encore perdu. Bien m'en prit. Le message qui s'y trouve est sans appel : la personne choisie à ma place le lundi a déserté! Honte sur elle. C'est moi qu'ils veulent engager désormais. Sur le coup, moi qui m'étais fait à l'idée du refus, je dois en changer. Peut-être est-ce moi qui devrais refuser.
Ma conviviale interlocutrice attend que je la rappelle. J'hésite, reporte un instant l'instant fatidique puis décide tout de même par respect et puis aussi pour prendre quelques informations de la rappeler... Et là, tout se précipite. J'ai le temps de placer un ou deux mots et puis je suis engagé, un point c'est tout. Mon contrat m'attendra au retour des vacances suivi directement de mon entrée en fonction. Je n'ai rien pu faire, je n'ai rien fait.
Il me reste plus qu'à bien profiter de mes journées à la neige.
20/03/2008 Le malade imaginaire
Périodiquement, j'en suis certain : ma fin est proche. J'attrape à défaut d'une réelle maladie la conviction d'en être atteint : tumeur, cancer, sida, sclérose en plaques, mucoviscidose, Alzeihmer, Parkinson, tout est probable.
Evidemment, dans ce cas de figure, je fais comme tout le monde, je parcours l'un ou l'autre site web sur la santé décrivant en détail les symptômes des maladies que je m'attribue et bien vite le doute n'est plus permis : mon rhume ne me laisse, comme je le présageais, aucune chance de survie. A la limite, j'écris mes mémoires, rédige mon testament, fais des adieux solennels à mon entourage avant finalement de me rendre compte quelques jours plus tard que c'est raté: soit,j'ai guéri miraculeusement; soit il faut bien me rendre à l'évidence : je dois être légèrement hypocondriaque.
Au moins, si un jour une chose fatale de ce genre devait m'arriver, je serai bien préparé, je pourrai m'écrier : Enfin! Je le savais. J'en ai parlé à mes amis et ils m'ont rassuré, non seulement, je ne suis pas le seul à avoir des moments d'angoisse de ce genre mais en plus Google, à eux non plus, ne laisse aucune chance.
Je crois finalement que ce doit être le propre de la chose vivante que d'envisager de ne l'être plus.
19/03/2008OXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOW OXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOW OXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOWOXBOW The Narcotic Story.
18/03/2008 Les deux types qui secouent leur tête.
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais vous pouvez aller à n'importe quel concert et ils sont là, au premier rang.
17/03/2008 Le clavier Bontempi
Souvent, quand on s'ennuie avec gaetan, nous flânons dans les Cashconverters à la recherche d'objets et instruments musicaux d'occasion.
Justin - Hey regarde, un clavier Bontempi !
Gaetan - Oh trop cool, on l'achète?
J (regarde le prix) - à 74€99 ?
G - Bon, tant pis.
16/03/2008 Le pouvoir d'achat
Gaetan - Putain j'y crois pas : 1€56 pour deux petits pains au chocolat!!
Justin - Quand on te dit que le pouvoir d'achat est en baisse...
G - Ouais bah mon pouvoir d'achat c'est un petit pain au chocolat.
J - ...
15/03/2008 (rires)
Souvent l'écrire, me dispense de le faire.
14/03/2008 A propos de second degré...
J'aimerais aujourd'hui rappeler à l'ordre certains et dénoncer un amalgame systématique qui est commis au sujet du second degré. Beaucoup, sous couvert d'un prétendu second degré disent des choses qu’ils pensent sincèrement en plaisantant et, en cas de vexation de la cible de leur forme d'humour, sortent leur joker ultime : "oooh tu n'as pas de second degré".
Pardonnez-moi si vous usez de cette pratique horripilante courante, mais ceci n’a rien à voir avec du second degré c’est tout simplement de la pure lâcheté. Le second degré est justement tout l’inverse : dire des choses qu’on ne pense pas, le plus sérieusement du monde.
J'ai remarqué que parfois je rencontre des gens qui font instinctivement et naturellement dans mes propos un tri très pointu entre le vrai et le faux et, du coup, nous rions beaucoup. Mais la plupart du temps, le problème ou l'avantage du vrai second degré c'est qu'à force d'en user plus personne ne sait trop quoi penser :) C'est pour ça que ça m'amuse beaucoup.
13/03/2008 A propos d'OGM...
De grâce, voyez ceci :
http://www.dailymotion.com/video/
x4pka3_le-monde-selon-monsanto1_politics
x4pkeo_le-monde-selon-monsanto2_politics
x4pnbd_le-monde-selon-monsanto-3_politics
x4rmut_le-monde-selon-monsanto-4_lifestyle
x4pro5_le-monde-selon-monsanto-5_politics
x4rmdy_le-monde-selon-monsanto-6_webcam
et répandez la mauvaise nouvelle...
12/03/2008 Maximiser le nombre de ses rencontres sur parano.
Toi aussi deviens beau/belle! Avec Photoshop, c'est tellement simple.
Voici un petit guide à l'usage de ceux/celles que la nature n'a pas gâtés et qui voudraient cependant se présenter sous leur plus beau jour aux autres membre du site! Pas besoin de Biactol rassurez-vous, Photoshop c'est bien plus efficace!
Voici comment s'y prendre en quelques étapes :
1. Tire une photo de toi.
2. Ouhlala, qu'elle/il est moche !
3. Ouvre photoshop > Image > Réglages > Luminosité/Contraste
4. Tripote les réglages et rajoute un halo lumineux sur ton visage jusqu'à ce qu'un doute soit permis quant à ta ressemblance avec Jésus (voir par exemple image de Jésus ci-dessous).
[img]http://marieleonie.org/francais/images/Jesus.JPG[/img]
Voilà, comme ça c'est très bien.
5. Tu as remarqué? C'est incroyable : tes boutons ont disparu !
6. Enfin, uploade ta photo dans ta galerie, attends quelques minutes... Le résultat est garanti! Testé, approuvé et recommandé par moi.
7. Plus qu'à croiser les doigts et attendre...
Et voilà le tour est joué! Fini les soirées en solitaire à attendre que quelqu'un vienne te parler! Alors heureuse/ heureux? Qu'est-ce qu'on dit? Merci qui?
11/03/2008 Dour, le retour
Moi qui étais prêt à retourner à Dour à la condition qu'un groupe me plaise, il n'a fallu que quelques noms annoncés pour trouver l'élu de mon coeur. J'étais donc prêt à dire à gouaine: "OK! C'est bon, je viens à Dour!" quand elle m'a devancé et surpris en me disant :
"J'ai laissé tomber l'idée d'aller à Dour cette année, la programmation est vraiment à chier!"
Si mes amis deviennent plus lucides et surtout plus raisonnables que moi, je vous le demande, où va-t-on?
Manifestement pas à Dour...
10/03/2008 Mes amis aussi ont des blogs (2)
Aujourd'hui, il est temps de vous présenter LE BLOGSTAR parmi les stars, c'est un véritable hommage que je rends ici à mon ami écumeur de brocantes suintantes, j'ai nommé : le vénérable Nanardealer ! Vite, découvrez son oeuvre :
http://nanardealer.skyrock.com/
09/03/2008 Les dérives du numerus clausus
En ce moment, j'ai tendance à me servir de ma main comme bloc-notes. Vous le savez déjà sans doute c'est d'une efficacité redoutable pour ne pas oublier les choses importantes. Aujourd'hui, je devais emprunter un pied de micro, une longue histoire que je n'étalerai pas, du coup j'ai ri toute la journée car sur ma main il était écrit en lettres majuscules : PIED!!! Ca porte à confusion. Les gens qui me croisaient devaient me prendre pour un pauvre étudiant albanais victime du numerus clausus auquel ses impitoyables camarades de classe d'anatomie auraient fait une mauvaise blague.
08/03/2008 A propos de mes centres d'intérêts
Une connaissance me faisait remarquer que l'inéluctabilité de mon célibat était environ proportionnelle à mon intérêt pour les choses de nature à ne captiver que les petits chauves à lunettes. En y réfléchissant, c'est qu'elle n'aurait peut-être pas tout à fait tort.
07/03/2008 Déformation professionnelle
Dernière ligne droite : dans quelques semaines, j'aurais droit aux allocations d'attente cette sorte de chômage avant l'heure pour étudiants malchanceux ou paresseux. De ce fait, j'ai reçu quelques courriers informatifs parfaitement -hum- désintéressés des syndicats de ma région (c'est qu'ils prennent un petit pourcentage avant de vous reverser le reste en échange de services plus ou moins utiles). J'ai donc entamé la lecture des documents racontant un peu près tous la même chose, me demandant selon quel critère je pourrais bien départager ces glâneurs d'affiliés. Et puis en saisissant la dernière brochure informative, j'ai eu un éclair, une révélation au contact du papier et j'ai dit : "Tout de même, le grammage de leur brochure est sympa!" Et ça a fait pencher la balance. Comme quoi et contrairement à ce que pensent mes détracteurs, ma formation de professionnel de la communication ne m'aura pas servi à rien.
06/03/2008 De l'abréviation
Depuis des années, je croise souvent des gens qui se disent fans du groupe "GYBE!". Moi, si j'ai toujours trouvé le nom de ce groupe mystérieux, je n'ai pourtant jamais réussi à me mettre un quelconque titre sous l'oreille. C'est ainsi que me retrouvant par hasard avec des amis aux affinités musicales un peu pointues, je décidais de leur poser franchement la question :
- Tiens vous connaissez GYBE ?
- (Réponse un peu hésitante ) Tu veux dire "Godspeed You Black Emperor!" ?
- Euh binn...
Et là j'ai compris que ça fait des années qu'on me parle d'un groupe que j'écoute depuis au moins aussi longtemps qu'on m'en parle, la magie de l'abréviation.
05/03/2008 Le hold jackeur de boules de Berlin
Je suis une fois encore allé dans la région de Charleroi où je répète désormais avec Franco et notre projet révolutionnaire "J'aime le bruit" dont j'ai déjà du vous parler une demi-douzaine de fois. Après avoir fait un bruit de qualité, lorsque nous avons décidé de faire une pause bien méritée, l'envie me vint de me familiariser avec la pâtisserie locale, moi qui suis complètement dopé à la pâte feuilletée et autres plaisirs à la crème. J'ai eu de la chance : il y avait justement une boulangerie pile-poil en face de notre "local" (disons ça comme ça) de répétition. Nous entrons donc en discutant de l'une ou l'autre broutille, du problème dans la structure de notre dernier morceau et patientons dans la file en envisageant nos futurs choix pâtissiers.
Soudain, un motard se gare devant la boulangerie, omet de retirer son casque et entre! Moment de panique, je regarde Franco, nous courons droit à notre perte c'est certain. Lui aussi a bien compris ce qui se trame, il me jette un regard désespéré. Nous avons peur : c'est certain dans quelques secondes, il va sortir un flingue et crier : "Tout le monde à plat ventre! Ceci est un hold-up! Donnez-moi touuutes vos boules de Berlin ou je vais me fâcher!"
Et puis en fait non. Il a enlevé son casque et a passé commande le plus naturellement du monde.
Quand nous sommes sortis de la boulangerie, j'ai dit à Franco : "j'ai cru que le type avec son casque allait faire un hold-up" et il a répondu : "Moi aussi".
En voici un nouvelle preuve, Charleroi : terre de préjugés par excellence.
04/03/2008 Le dictionnaire est mon ami car il me fait rire.
FROTTI-FROTTA n.m. (1937)
Action de se frotter sur quelqu'un pour le plaisir (surtout en dansant).
03/03/2008 Mika
En ce moment, la conspiration est remarquable. Tout le monde (ou presque) s'est mis d'accord pour me trouver une étrange ressemblance physique avec Mika. Je désespère. Pour me consoler, je me dis que j'ai frôlé la catastrophe, que ça aurait pu être Michel Galabru.
02/03/2008 Les poupées russes
Peut-être m'avez-vous déjà entendu tant bien que mal prononcer un "zdradstvouïté" des plus approximatif et enchaîner ensuite sur cette incroyable aventure : mes trois années de cours de russe que j'ai pris à l'UCL lorsque j'y étais encore étudiant. Je ne sais plus trop ce qui m'a poussé à passer un beau jour de septembre la porte de la classe de Russe mais parmi les options possibles, je crois que je caressais le désir secret de pouvoir enfin comprendre les intertitres de films muets russes que je regardais déjà à l'époque avec ferveur.
Il me serait impossible de vous résumer en quelques lignes les particularités de ces cours de Russe qui étaient, à leur manière, captivants (mais je m'étendrai volontiers sur le sujet avec qui voudrait en discuter).
Toujours est-il que dans un train perdu au milieu de nulle part, par cette noire et longue soirée, je vis monter deux jeunes (et jolies) filles qui s'installèrent à côté de moi et se mirent à parler... en russe ! Malgré mon piètre talent, je suis tout de même capable de reconnaître la langue quand elle est parlée :D Et j'espérais donc avoir l'occasion de me remémorer et employer tout ce que j'avais appris durant mes longs mois d'études. Je tendais donc l'oreille de manière plus qu'anormale et tâchais de ne rien perdre de ce qui se disait, espérant que ma curiosité provoquerait une réaction...
Malheureusement le temps passant, il fallait me rendre à l'évidence : non seulement, je comprenais à peu près un mot sur 250 mais en plus ces deux demoiselles ne daigneraient pas m'adresser la parole. Et puis avec ça, l'assurance de mon médiocre niveau ne me donnait pas l'aplomb nécessaire pour tenter de m'immiscer dans la conversation. Je pensais à ma réaction si quelqu'un dans un train après m'avoir longuement écouté parler français m'interpelait en disant "je appris français université" et je renonçais.
Mais alors que nous arrivâmes dans les derniers arrêts du train, cette brune splendide me regarde enfin et me dit avec un accent délicieux "some nou Ath?". Et alors qu'il m'était donné l'occasion de répondre dans un russe cristallin, viril et inégalable un majestueux "DA!", mon impétuosité me fit dire, comme par réflexe, un bref : "oui" (avant de regretter instantanément) ce à quoi mon interlocutrice ne répondit pas vraiment avant de descendre du train avec son amie. J'avais raté ma soirée, me rendant compte que j'avais passé 3 années à étudier le russe, pour rien, pour rater lamentablement la rencontre de ma vie :D Je souffrais d'autant plus que ça me rappelait aussi que je ne comprends toujours pas un traitre mot de ces fichus intertitres de films muets russes.
01/03/2008 Note complémentaire.
Je m'aperçois que la plupart des gens ne comprennent pas à quoi je fais référence lorsque je parle des BRICOL' GIRLS, je m'empresse donc de réparer cette erreur afin que nous partagions ce sol commun :
http://www.youtube.com/watch?v=bSu7Ct1AT-w
Une fois encore : Merci Youtube! (et merci Emeline)